L’idée du restaurant itinérant poursuit son chemin

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On fait le point sur le projet né à Agen de Hang’ART Bus. Une tournée dans les communes de Lot-et-Garonne s est en cours, pour convaincre et attirer des suffrages.

Émanation du restaurant solidaire Hang’ART, l’association Hang’ART Bus ambitionne de s’équiper d’un bus-restaurant afin de visiter les communes rurales de l’ensemble du département. Une tournée de concertations a intéressé plusieurs villages afin de promouvoir ce projet.

C’est dans le cadre des initiatives citoyennes 47. fr qu’Élodie Sauvage-Ferezin qui préside l’association Hang’ART Bus a accompli cette tournée dans le but d’expliquer tous les enjeux, sociaux et économiques, de l’acquisition de ce bus-restaurant. Elle a, avec conviction, cherché à rassembler le maximum de suffrages.

Quatre emplois à la clé

Si le projet n° 5018 recueille le plus grand nombre de votes, l’association pourra alors acquérir un bus, déjà identifié, commencer à sillonner le département et offrir une restauration de qualité à des prix extrêmement raisonnables ainsi que, en parallèle, des animations de tous ordres (ateliers, conférences, concerts…). Quatre emplois pourraient alors être créés. Le restaurant solidaire Hang’ART (à Agen) a déjà créé neuf emplois en deux ans, devenant une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) agrémentée Esus (entreprise solidaire d’utilité sociale). Pour rappel – car le sujet a été maintes fois abordé dans notre journal –, ce sont deux tonnes par mois de denrées destinées à être jetées à court terme qui sont collectées par le restaurant qui peut ainsi offrir de la gastronomie de qualité à des prix imbattables.

70 communes intéressées par le projet

Dans le "business plan" initial, Hang’ART Bus avait estimé pouvoir intéresser une trentaine de communes. Plus du double sont déjà prêtes à accueillir le bus-restaurant itinérant et à mettre à disposition une salle et des toilettes. En effet, si le bus de 12 m dispose d’une cuisine "minimaliste" et de 19 couverts, une salle s’avère indispensable pour peaufiner les préparations, dresser les assiettes… 30 couverts doivent pouvoir être servis pour que le Hang’ART Bus atteigne l’équilibre financier.

L’idée est de pouvoir rémunérer de mieux en mieux les employés. Ceux du restaurant Hang’ART qui avaient débuté avec un Smic touchent aujourd’hui 1 500 € mensuels pour un plein-temps.

Favoriser le lien et l’insertion sociale

Découvrir un véritable restaurant traditionnel avec son service à table n’est pas qu’un simple plaisir. Il s’agit, notamment pour un public en situation précaire, de se familiariser avec un élément de notre culture nationale qui lui sera sûrement utile lorsque, inséré dans la vie active, il aura à fréquenter un restaurant dans le cadre de ses activités. Notons que les personnes les plus défavorisées peuvent obtenir, moyennant l’adhésion à l’association, jusqu’à 50 % de réduction sur les menus. Ainsi les repas complets proposés par Hang’ART Bus pourraient être accessibles à partir de 6 à 7 €.

Dans chaque village traversé récemment dans le cadre de cette tournée de concertations, des bénévoles se sont déjà manifestés prêts à donner un coup de main lors des prochaines visites du Hang’ART Bus renforçant ainsi le lien social entre habitants qui parfois se côtoient peu, y compris dans nos campagnes.

Reste à espérer que ce projet d’intérêt collectif et solidaire majeur recueille le maximum d’adhésion. Pour les plus réticents à l’usage d’Internet, il est possible de se rendre au restaurant, 116, boulevard Édouard Lacour à Agen, et y remplir son bulletin de vote. (https://www.petitbleu.fr/2020/08/22/lidee-du-restaurant-itinerant-poursuit-son-chemin-9029558.php)