En Vendée, un restaurant reprend du service, ses commandes explosent

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Depuis Pâques, le restaurant L'Arôme, à Cugand (en Vendée), propose chaque semaine des menus à 20 € à emporter. Succès immédiat : les 300 commandes sont atteintes en 24 heures.

En cette période de confinement, pour endiguer la vague de l’épidémie du coronavirus, tous les restaurants de France sont fermés. Ils le seront encore au-delà du 11 mai, date du début du déconfinement.

Mais de plus en plus de chefs ont repris le chemin de leur cuisine pour proposer des plats à emporter. C’est le cas de Dany Bachelierà L’Arôme à Cugand (en Vendée, à 5 minutes de Clisson), établissement référencé pour la première fois dans le Guide Michelin 2020.

Après trois semaines d’inactivité

Après trois semaines d’inactivité, où il voyait sa trésorerie « fondre comme neige », il s’est mis aux fourneaux avec sa femme Manuella, la gérante.

Depuis le week-end de Pâques, le couple propose chaque semaine via sa page Facebook un menu à 20 € entrée-plat-dessert à venir chercher dans son établissement le samedi. Chaque client vient à une heure donnée entre 9 h et 17 h, de façon à limiter les contacts et respecter les règles sanitaires.

300 commandes en 24 heures

L’opération fait recette à chaque fois. En 24 heures, c’est complet. L’Arôme remplit sans souci son carnet de commandes.

« Pour les trois menus, on s’est arrêté à 300, on ne peut pas faire plus. On n’est que tous les deux – ma femme et moi – à travailler et on privilégie la qualité à la quantité. Tous nos produits sont locaux », rappelle Dany Bachelier, qui a mis tout le reste de son équipe au chômage partiel (soit trois salariés et quatre apprentis).

Il était impensable pour lui de rester les bras croisés, à attendre.

”C’était soit on se laisse mourir, soit on prend le taureau par les cornes pour se maintenir à flot avant la réouverture.”

« Limiter la casse »

Le système du drive permet au chef cuistot de « limiter la casse ». De payer au moins les charges fixes (eau, électricité, gaz, sécurité sociale, assurance), ainsi que le complément de salaire pour ses employés au chômage partiel.

Dany Bachelier et sa femme pensent poursuivre cette opération jusqu’à la réouverture « selon les demandes ».

Une réouverture qu’il estime pas avant début juillet.

”Il y aura des restrictions qui vont nous pénaliser. On peut imaginer des distances à respecter entre les tables. On ne sera pas à 100 % de nos capacités, nous qui pouvons accueillir en temps normal 45 personnes.”